Réuni à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a placé la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo parmi les priorités urgentes de la communauté internationale.
Le représentant des États-Unis, Massad Boulos, a affirmé que le règlement du conflit constitue une priorité pour Washington, saluant les accords signés en décembre 2025 comme une avancée vers une coopération régionale et un processus de paix élargi. Il a également insisté sur la nécessité de responsabiliser les acteurs qui compromettent la paix, évoquant les récentes sanctions américaines.
De son côté, le Pakistan a plaidé pour un renforcement du rôle de la MONUSCO, notamment dans le Sud-Kivu, estimant que la réduction de ses effectifs affaiblit sa capacité à protéger les civils.
Sur le terrain, la situation reste alarmante. L’ONU dénonce une intensification des violences, marquées par l’usage croissant de drones et d’armes explosives dans des zones habitées. Des centaines de civils ont été tués ces derniers mois, tandis que les déplacements de population se multiplient.
Malgré les efforts diplomatiques, le manque de financement continue de limiter l’action humanitaire et les enquêtes, alors que l’insécurité persiste dans plusieurs zones de l’Est du pays. LE TONNERRE